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Vous en rêviez, vous avez cassé votre tirelire ou toute votre famille s’est cotisée à Noël pour vous l’offrir… Votre premier appareil photo ! Malgré le petit manuel d’explications vous ne comprenez rien, les mois passent et vous n’utilisez toujours que le mode Automatique. Mais vous le sentez, vous pourriez faire tellement plus en comprenant les bases de la photographie. Pas de panique, on va tout reprendre ensemble, étape par étape pour que vous preniez confiance en vous et que vous appreniez à connaitre votre appareil photo. Peu importe le modèle ou la marque, le fonctionnement est le même pour l’ensemble des boîtiers, professionnels ou non.

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Quelques définitions

Photographie : La photographie est la technique permettant de fixer des images grâce à la lumière. Ce terme désigne également l’image obtenue par un tel procédé et la branche des arts graphiques lui étant dédiée.

Photographie argentique : Une photographie argentique est une technique spéciale de photographie consistant en un processus chimique de photosensibilité à développer une pellicule sensible à la lumière. Cette méthode était très utilisée jusque dans les années 2000 ; aujourd’hui elle l’est beaucoup moins, ayant été largement remplacée par la photographie numérique.

Photographie numérique : La photographie numérique recouvre l’ensemble des techniques permettant l’obtention d’une photographie via l’utilisation d’un capteur électronique comme surface photosensible.

Capteur photosensible : le capteur est un composé électronique photosensible qui permet de transformer la lumière en signal électrique, puis de créer une image à partir de ce signal. Il est au cœur de la prise de vue. Sa taille et sa technologie ont donc un impact majeur sur la qualité de vos photos.

Boîtier : Sur un appareil photo, on distingue deux éléments, le boîtier et l’objectif. Le boîtier c’est la partie de votre appareil photo sur laquelle vous pouvez faire vos réglages. Lorsque vous achetez un appareil photo reflex ou hybride vous entendrez sans doute le terme « boîtier nu », c’est à dire sans objectif.

Objectif : Un objectif photographique est un système optique formé de plusieurs lentilles, qui permet à votre boitier de « voir ». C’est grâce à lui que la lumière arrive jusqu’au capteur. Il existe différents types d’objectifs que l’on change selon ses besoins : macro photographie, téléobjectifs, focale fixe … Selon le type d’objectif que vous utilisez vous n’obtiendrez pas le même rendu. 

Les différents types de boîtiers

Appareil photo compact : Ils sont petits, pratiques, très légers. Ils sont faciles à utiliser mais les réglages sont quasiment impossibles, l’objectif est fixe. Ils sont adaptés aux personnes qui veulent juste garder quelques souvenirs sans vraiment faire de prouesses techniques. Il en existe aujourd’hui des connectés pour récupérer les photos directement sur votre téléphone, des étanches pour des photos sous-marines et un mode panoramique très sympa.

Appareil photo bridge : Ce sont les appareils photo les moins répandus, ils ont l’avantage d’être un entre-deux entre les compacts et les réflex. Ils possèdent un mode manuel, un viseur, leur zoom est souvent puissant mais l’objectif n’est pas interchangeable.

Appareil photo reflex : Le roi du marché et celui que tout le monde s’arrache. Ce sont des appareils mécaniques, le fameux « clic clac » que l’on entend est dû à un miroir qui permet de réfléchir la lumière et de produire des images de grande qualité. Les objectifs sont interchangeables, ils sont réactifs, ergonomiques, de nombreux modes disponibles, les possibilités sont infinies. Leur unique point faible pour moi c’est leur poids. Les reflex sont très lourds en particulier si vous équipez votre boitier d’un téléobjectif.

Appareil photo hybride : issu du croisement entre les reflex et les compacts, les hybrides rassemblent toutes les qualités des ces deux types d’appareil photo. Objectifs interchangeables, capteur performant, images de grande qualité, appareil réactif et léger. On les appelle également « mirorless » c’est à dire « sans miroir » en opposition aux reflex. Les prix sont les mêmes que les reflex, les boîtiers experts coûtent plusieurs milliers d’euros. Leur point faible est la durée de vie des batteries, comme tout est numérique dans ces boîtiers, vous avez vite fait de vous retrouver avec vos batteries à plat. Je vous conseille fortement d’en avoir plusieurs, moi j’en ai 4 pour mon Lumix. D’un point de vue tout à fait personnel, j’avoue avoir du mal avec l’ergonomie des hybrides, je ne m’en sers que pour la vidéo.

Les différents types de capteurs

Que ce soit parmi les reflex ou les hybrides, on distingue trois grandes catégories de boîtiers : les Micro 4/3, les APS-C (Advanced Photo System type-C), les Plein Format appelé aussi Full Frame en anglais. Il existe de nombreux autres format de capteur pour les smartphone, GoPro et autres que nous n’aborderons pas ensemble. Si les boîtiers Plein Format sont considérés comme les boîtiers dits professionnels, car souvent plus performants avec des images de meilleure définition, le choix de posséder l’un ou l’autre dépend surtout de votre utilisation. Pourquoi ? La grande différence est ce qu’on appelle le coefficient multiplicateur. D’une certaine façon les boitier 4/3 et APS-C « zooment » automatiquement par rapport au plein format. Voici une image pour que vous compreniez mieux : 

Pour un APS-C Canon, le coefficient est de 1,6 et sur les Micro 4/3 il est de 2. C’est à dire que mon objectif 50 mm sur un Canon 80D (APS-C) donnera en réalité l’équivalent d’un 80 mm sur un canon 5D MarkIII (Plein Format). De la même façon, un objectif 25 mm sur un Lumix GX80 donnera un 50 mm sur un Lumix S1R. 

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Différence entre un capteur plein format et un capteur APS-C

Le triangle d’exposition

Parce que le but ultime de tout ceci, c’est bien de maîtriser son boîtier et surtout de quitter le mode automatique. Avant toute chose, il vous faut comprendre ce qu’on appelle le « triangle d’exposition » c’est à dire la relation entre la vitesse, l’ouverture et la sensibilité de votre appareil. Car oui, un mauvais réglage d’une de ces trois choses et votre image sera cramée, bouchée ou floue et ce n’est pas vraiment ce que l’on recherche.

L’ouverture : C’est le diamètre d’ouverture du diaphragme au moment du déclenchement. Elle permet de faire rentrer plus ou moins de lumière selon la situation que vous êtes en train de photographier. Comme la pupille de votre oeil qui se rétracte quand la lumière est forte. Sur votre boîitier elle est notée de cette façon : F/5.6. Il faut savoir que plus le chiffre est grand, plus l’ouverture est petite et inversement. C’est à dire que à F/22 vous laissez rentrer très peu de lumière et un F/1.8 vous en laissez rentrer beaucoup. C’est une chose très important à prendre en compte car maîtriser votre ouverture vous permet de maîtriser votre profondeur de champs, ce si joli flou d’arrière plan. Si vous photographiez une personne avec une grand ouverture à F/1.8 tout ce qu’il y a autour d’elle sera flou. Si vous la photographiez à F/22 beaucoup plus de choses serons nettes. 

La vitesse : Comme son nom l’indique, il s’agit de la vitesse à laquelle le diaphragme s’ouvre et se referme. On pourrait comparer cela à la vitesse à laquelle vous ouvrez et fermez vos paupières. Plus ma vitesse est grande, moins je laisse rentrer de lumière. La vitesse est notée 1/200, c’est à dire 1/200 ème de seconde. Plus votre vitesse est lente plus vous avez de chance que les choses soient floues. Même si votre sujet est fixe, une pierre par exemple, et que vous photographiez avec une vitesse basse sans trépied, votre image sera floue. Pourquoi ? Car vous respirez, vous n’être pas complètement immobile, tout simplement.

La sensibilité ISO : C’est la sensibilité du capteur à la lumière. Noté ISO 200 sur votre boîtier, plus le chiffre est bas, plus vos images seront nettes avec une belle définition et beaucoup de détails. Plus le chiffre est grand, moins vous aurez besoin de lumière pour avoir une image correctement exposée, mais vous perdez en définition et vous risquez d’avoir ce qu’on appelle du bruit. Monter les ISO est indispensables lorsqu’il fait sombre ou nuit par exemple. 

Le mode Manuel

Vous aurez comprit que ces trois éléments sont interconnectés et en modifier un influe sur les deux autres. Mais pourquoi on s’embête à comprendre toutes ces choses si l’appareil a un mode automatique ? Parce qu’il n’est pas intelligent, tout simplement. Votre appareil essaie d’exposer correctementvotre photographie mais ce n’est pas toujours utile. Si vous essayez de photographier un coucher de soleil en automatique, ça rend souvent rien du tout, la scène est cramée et floue. Idem si vous photographiez une rue dont une partie est à l’ombre et l’autre au soleil, ou toutes les scènes à contre-jour. De façon général, en comprennent et en maîtrisant votre boitier vous démultipliez vos possibilités créatives !

En vous exerçant de façon régulière, en comprenant le triangle d’exposition, vous serez un jour capable de faire vos réglages de tête et quasiment du premier coup, juste par habitude. C’est par exemple mon cas aujourd’hui, j’ai tellement l’habitude de travailler en mode Manuel que je peux régler mon appareil de la bonne façon du premier coup quasiment à chaque fois. Et oui, c’est en forgeant que l’on devient forgerons !

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Ombres chinoises sur soleil couchant
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Exposer correctement la rue à l'ombre et le ciel bleu

Les modes Priorité Ouverture et Priorité Vitesse

Comme les choses sont bien pensées, il existe sur vos appareils des mode semi-automatique. Vous définissez une valeur qui est fixe et votre appareil s’occupe de calculer les deux autres valeurs tout seul. Cela peut être relativement pratique si vous n’avez pas envie de passer votre temps à changer vos réglages, si vous devez être rapide ou si vous débutez les bases de la photographie.

Priorité Ouverture AV ou A : Vous définissez l’ouverture qui vous convient (rappelons que l’ouverture se note F/1.8) selon la profondeur de champs que vous souhaitez. Vous êtes sur un marché artisanal et vous souhaitez avoir une belle profondeur de champs pour faire des portrait et des plans serré, définissez votre ouverture à F/2.8 et l’appareil se chargera du reste.

Priorité Vitesse Tv ou S : il s’agit du même fonctionnement que le mode priorité ouverture, mais avec la vitesse. Vous définissez votre vitesse idéale et l’appareil fera les réglage en conséquence. Par exemple si je photographie une course ou si je suis en train de faire une visite en bateau sur les canaux d’Amsterdam, les choses vont vites et cela serait dommage d’avoir des images floues. Je définie donc une vitesse de 1/320 par exemple, pour être sûre que tout soit net. 

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Au carnaval de Nice, la priorité vitesse me permet d'avoir des confettis nets

Les modes Priorité Ouverture et Priorité Vitesse

Noté P, c’est un peu le mouton noir, je n’ai jamais vraiment trouvé qu’il servait à quelque chose. Il vous propose un couple « vitesse/ouverture » que vous pouvez changer si cela ne vous convient pas. À titre personnel, je ne l’utilise jamais, les modes Priorité Ouverture et Priorité Vitesse sont bien plus interessants à mon sens. Néanmoins il peut être rassurant si vous commencez tout doucement à quitter le mode manuel. 

Les bases de la photographie : en résumé

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